Appartient au cycle : Le pari de l’oeuvre
Le pari de la traduction, Notre quelque part
Le pari de l'oeuvre
Traduire, c’est faire sien le texte d’un autre, en porter la voix, les nuances, les silences. Ce geste touche à l’identité, à l’altérité, au regard que l’on porte sur le monde.
Notre quelque part (Zulma, 2014) est la magistrale traduction en français de Tail of the Blue Bird, le formidable roman de l’écrivain Nii Ayikwei Parkes, pour laquelle Sika Fakambi a reçu de prestigieuses distinctions. Sur fond d’enquête policière suite à la découverte de restes sanguinolents dans un village au Ghana, l’oeuvre de Nii Ayikwei Parkes se caractérise par une diversité d’idiomes mêlant l’anglais, dit standard, des littératures de fiction anglophones aux langues twi, ga ou pidgin d’Accra, dans un dispositif littéraire recréant une expérience particulière de la porosité des langues parlées au Ghana, comme dans toute l’Afrique de l’Ouest. Le tour de force de Sika Fakambi est de rendre compte, dans la traduction, de la réalité de l’usage des langues en Afrique de l’ouest, polyglotte et malléable selon les circonstances.
La rencontre entre la traductrice et son auteur sera l’occasion d’une conversation autour de l’amour de la littérature et de l’usage des mots (mais aussi de ses pièges) dans le processus d’écriture.
Sika Fakambi, traductrice littéraire
Nii Ayikwei Parkes, poète et romancier
08 janvier 2026
01 heure(s) 05 minutes(s) 27 seconde(s)
Sika Fakambi
Nii Ayikwei Parkes
Fanny Le Corre, bibliothécaire, chargée de programmation culturelle
Ircam
Publié le 18/06/2026 - CC BY-SA 4.0
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