Appartient à la séance Le Chili, trente ans de ruptures (III)
La langue, terre d’asile
Le Chili, trente ans de ruptures (III)
Rencontre avec 3 auteurs qui ont chacun des rapports complexes avec leur propre langue et celle des autres : Carmine Abate, écrivain italien, dont la langue maternelle est l’albanais ancien, héritage de l’exode de son peuple cinq siècles auparavant. Il distingue la “langue du coeur”, la langue de l’enfance, et la “langue du pain”, celle qui donne le travail ; Chahdortt Djavann, auteure de “Je viens d’ailleurs”, écrivaine iranienne exilée en France depuis 1993, n’a pu s’épanouir avec le persan, sa langue maternelle et est devenue une autre en s’appropriant la langue française. Elle s’intéresse à la création littéraire dans la “langue de l’autre” (celles et ceux qui ont écrit dans une autre langue que leur langue maternelle, comme Emil Cioran). En revanche, Karla Suarez, écrivaine cubaine, n’a jamais envisagé d’écrire dans une autre langue que l’espagnol. Son livre “Tropique des silences”, témoigne d’une histoire de la société cubaine à travers la chronique d’une famille, où court en filigrane le rêve de l’immigration. Ces auteurs, dont la vie a été jalonnée de ruptures, ont ainsi acquis le pouvoir de vivre entre plusieurs mondes.
07 décembre 2003
01 heure(s) 35 minutes(s) 41 seconde(s)
Chahdortt Djavann
Carmine Abate
Karla Suarez
Gérard Meudal
Publié le 06/07/2007
Ecouter / Voir
Troisièmes rencontres internationales des écritures de l'exil
07 décembre 2003 - 04 heure(s) 22 minutes(s) 52 seconde(s)
Les champs signalés avec une étoile (*) sont obligatoires